Le Musée d’Histoire de Ouidah
             
 
Les Communautés Disparues du Royaume des Xwéda
 
             

Musée d'Histoire de Ouidah

Exposition : Les Communautés Disparues

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Archéologie

Alors que les débats académiques autour de la nature même de l'archéologie continuent, une des définitions décrit cette dernière comme l'investigation scientifique de la culture humaine révolue. Un type de témoignage, particulièrement important aux yeux de tout archéologue, est la culture matérielle, voire les vestiges. L'étude méticuleuse des objets mis au rebut, perdus, créés ou utilisés dans le passé aide l'archéologue à mettre en lumière la vie des sociétés.

Les données archéologiques, sous forme de vestiges et d'informations obtenues à travers l'étude des styles architectoniques, sont recueillies au cours des travaux sur le terrain qui impliquent, eux, une exploration systématique à la recherche des « sites », zones où l'on découvre les preuves archéologiques de l'utilisation du sol par le passé. Une fois le site identifié, les archéologues procèdent aux fouilles des unités-test à la recherche des matériaux enterrés au-dessous de la surface.

Membres de l’équipe au cours des fouilles.Pour réaliser le projet, Neil Norman a dirigé son équipe laquelle a mené, systématiquement, une recherche archéologique d'une zone de 10 km constituant les alentours du palais de Savi, identifiée par Kenneth Kelly dans années les 90. Afin de mener les travaux de recherche, il fallait se frayer le passage à travers la brousse ; on scrutait la zone tous les 100 mètres en vue de localiser des sites archéologiques contenant des vestiges et des traits archéologiques typiques de la zone tels que des murs abattus et des tranchées servant à la défense. L'équipe a conduit des fouilles sur sept sites archéologiques contenant des vestiges dont l'origine remonte à l'époque comprise entre le début du XVIIe et le début du XXe siècle. Afin d'évaluer l'âge des sites, on a prêté une attention particulière aux types des vestiges trouvés sur chaque site respectif de même qu'à la relation entre le style du vestige et la stratigraphie de chaque unité archéologique.

L'archéologie des sociétés occupant le sud du Bénin, du XVII jusqu'au XVIII siècle, a profité, en particulier, de la comparaison entre les données archéologiques issues d'enquêtes et des fouilles d'essai avec des sources orales et écrites. Alors que, souvent, les données archéologiques viennent à l'appui des sources orales et historiques, les conflits entre ces sources ne sont pas rares. À titre d'exemple, pendant que les plans européens du palais de Savi suggèrent que les comptoirs européens étaient aussi vastes que le palais des Xwéda, les recherches archéologiques conduites par Kenneth Kelly au palais même suggèrent qu'ils étaient en réalité plutôt exigus en comparaison avec la résidence du roi des Xwéda.