Les coquillages de cauris, originaires des îles  Maldives et servant de monnaie à travers   l’Afrique de l’Ouest, ont été souvent utilisés pour créer des motifs décoratifs sur des récipients en céramique.Le Musée d’Histoire de OuidahLes coquillages de cauris, originaires des îles  Maldives et servant de monnaie à travers   l’Afrique de l’Ouest, ont été souvent utilisés pour créer des motifs décoratifs sur des récipients en céramique.Les coquillages de cauris, originaires des îles  Maldives et servant de monnaie à travers   l’Afrique de l’Ouest, ont été souvent utilisés pour créer des motifs décoratifs sur des récipients en céramique.Les coquillages de cauris, originaires des îles  Maldives et servant de monnaie à travers   l’Afrique de l’Ouest, ont été souvent utilisés pour créer des motifs décoratifs sur des récipients en céramique.
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Le python « sacré » : le royaume du Dahomey a importé le culte de python du royaume des Xwéda, et la vénération du python continue à Ouidah jusqu’à nos jours.
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Le Royaume des Xwéda

Le royaume de Xwéda avec sa capitale Savi et le port de Ouidah (Gléwé) fut l'un des entrepôts le plus importants au moment de l'émergence, vers 1600, du commerce à grande échelle entre l'Europe de l'Ouest, les Amériques et l'Afrique. Les rois de Xwéda troquaient les individus capturés contre des marchandises produites en Europe et des articles exotiques provenant des endroits aussi lointains que des îles de l'Océan Indien. Au fur et à mesure que ce commerce atteignait son point culminant dans la zone côtière de l'actuel Bénin, Savi constituait le centre politique de l'administration régionale, le centre du culte du python (Dangbé) et celui des affaires. Les marchés hebdomadaires ayant lieu près de Savi attiraient des milliers des participants qui troquaient des marchandises locales où échangeaient toutes sortes d'articles contre la monnaie – les cauris.

Objets provenant du palais du roi des Xwéda à Savi, tels que  briques et  objets importés en céramique, fragments de bouteilles de vin, etc., découverts par l’archéologue Kenneth Kelly.
Des artifaits
des Xwéda

Les rois successifs de Xwéda tirèrent de gros profits en assujettissant aux impôts les opérations effectuées au marché ainsi que le transit des marchandises entre les frontières du royaume. Le couloir marchand entre Savi et la côte devint tellement rentable qu'il se trouva dans le point de mire du roi du Dahomey, Agadja. En 1727 ses troupes s'approchèrent de Savi et détruisirent le palais par le feu. Une telle importance politique continuait d'émaner du palais, même s'il était réduit aux cendres, que le roi Agadja interdit aux habitants de se réinstaller à sa proximité.

Gravure européenne représentant la coronation du roi des Xwéda Huffon.
Couronnement du roi
de Xwéda.
 

Le Musée d'Histoire de Ouidah tente de mettre en lumière le mode de vie des habitants du royaume de Xwéda, au palais de même que dans les campagnes environnantes, à travers des illustrations historiques et les matériaux archéologiques fournis par les archéologues Kenneth Kelly et Neil Norman. Ces matériaux, qui remontent aux années 1600-1900, ont été découverts à la suite de plusieurs années des fouilles archéologiques intenses conduites aux environs de l'actuel village de Savi. Les matériaux recueillis comprennent les restes des objets importés d'Europe et du Nouveau Monde : porcelaine, verre (en forme de bouteilles à vin ou à gin), briques, perles. On y compte également des objets tels que poterie, outils en métal, perles en quartz et outils en pierre fabriqués soit sur le territoire du royaume de Xwéda soit dans d'autres zones du continent africain.

Le bouclier décorant l’entrée de l’ancien Fort Portugais, actuellement le Musée d’Histoire de Ouidah.
Un motif décoratif typique sur des objets céramiques au royaume des Xwéda.Un motif décoratif typique sur des objets céramiques au royaume des Xwéda.