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À force de la traite négrière et du
rapatriement final de nombreux anciens esclaves,
on a assisté à un échange culturel sans
précédent entre le Bénin, les Caraïbes
et les Amériques. Après être arrivés
au Nouveau Monde, les esclaves conservaient un nombre de pratiques
qu'ils exerçaient en Afrique. La nourriture continuait
d'être préparée conformément aux
traditions africaines, les pratiques religieuses restaient
les mêmes ou bien se mêlangeaient avec celles
du Nouveau Monde tandis que l'expression artistique de la
communauté africaine reflétait les tradition
de l'ancienne patrie. C'est en Haïti, à Cuba et
au Brézil que l'on note des liaisons culturelles le
plus fortes avec l'actuel Bénin, et jusqu'à
aujourd'hui les visiteurs peuvent voir les mêmes cérémonies
et goûter les mêmes plats qu'ils trouvent au Bénin.
D'autre part, à la suite du rapatriement des descendants
des esclaves, des tradition propres au Nouveau Monde furent
introduites dans la culture béninoise. L'influence
la plus significative se fait observer dans le style architectonique :
dans les villes de Porto Novo et de Ouidah on trouve plusieurs
exemples de l'architecture afro-brézilienne. Il en
fut de même pour certaines pratiques religieuses, importées
elles aussi du Nouveau Monde: il est intéressant de
noter que le culte de la déesse de l'eau, « Mamiwata »,
fut importé du Brézil et que sa vénération
continue bien jusqu'à nos jours.
Les collections du musée mettent en lumière des ressemblances entre les aspects de la culture du Bénin et celle du Nouveau Monde. Grâce aux photographies, costumes, objets et modèles réunis, il est possible d'en savoir plus sur l'importance des échanges culturels à travers l'Atlantique. |